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Cocktail IOT & Big Data : valeur, usages & exploitation des données

Il est 16H30. C’est un peu le printemps au mois de janvier, mais insensible que je suis à l’environnement climatique cela ne me touche pas, et je relis l’invitation.
Elle est chiffrée. Deux millésimes informatiques, un taux de croissance et une valeur absolue vertigineuses à l’échelle du globe. Pour accentuer davantage l’effet cosmico-bigbanguesque, on y parle de Big Data et d’explosion, de réel et de fugacité. On l’aura bien compris, c’est donc bien amorcé dans ma cupidité intellectuelle que je me rends à la conférence IoT et Big Data de SQLI, décidé à faire le plein d’intelligence auprès des experts du sujet. Et peut-être aussi un peu parce que j’en suis l’un des organisateurs…
La data ? Indissociable des objets connectés et de l’internet des objets ? Avec sa horde de problématiques inédites ? Mouais. En relisant l’invitation je ressens un léger mais néanmoins étrange sentiment de solitude. Pas tous les jours facile de cohabiter avec une nature sceptique, surtout quand c’est la sienne propre, enfin la mienne, quoi… Pourquoi pas. Admettons.

La construction de modèles à usage réel et économiquement pertinents, l’analyse prédictive, l’intelligence artificielle, l’exploitation rapide de données massives et fugaces, la sécurisation des données, l’exploitation de données personnelles… Bon là le scepticisme redouble d’intensité, mais en même temps la curiosité est franchement bien taquinée. Et puis les collègues ne m’ont jamais déçu. Je suis sûr qu’ils vont assurer. Le cocktail SQLI s’annonce bien. Soudain l’ambiance se feutre, la présentation débute, et moi de constater avec une certaine félicité non dissimulée que l’event tient toutes ses promesses.
Today, the campus Verrazzano in Lyon is the place to be. D’abord, nous sommes entre personnes distinguées,Happy Few du digital. Dans la salle, la présence de nos clients nous enorgueillit. Dans le slide deck, Tom Cruise, Bruce Willis et Ernest Hemingway nous tiennent en respect et nous élèvent. Et si les moments culturels se dissipent après l’extrait cinématographique de Minority Report et l’évocation d’Armageddon, c’est qu’ils cèdent la place aux personnalités politiques, homme et femme : Angela Macron et Emmanuel Merkel (l’association fonctionne aussi dans l’autre sens, mais l’effet comique est moins imparable). Bref, nous sommes stimulés par des speakers dynamiques qui réussissent le double exploit de respecter le timing (il faut dire que Gilles s’agite comme un chien jaune au fond de la salle) et de rendre digeste et sexy – ce sont des mots pesés – les problématiques de la donnée.
Ainsi, pour tous ceux qui n’ont pas eu l’opportunité d’y assister, voici les quelques décryptages qu’il faut retenir de cette conférence.


« Nous avons raté la robotisation, ne ratons pas la digitalisation » dit le Macron. Déclaration ô combien péremptoire. Mais comment la rattacher à notre sujet de préoccupation ?
Petit flashback : avant on ne parlait pas d’IoT (Internet of Things, ou Internet des Objets), mais de machine-to-machine. En apportant des standards et des protocoles de communication normés, l’ère du digital a débroussaillé, réinventé la discipline du machine-to-machine, et c’est pour cela que l’on parle désormais d’IoT. A présent que tous les objets « communiquent », la complexité vient du besoin de simplification des usages, ou pour reprendre une terminologie qui nous est chère chez SQLI, c’est une problématique de simplexité qui nous défie : rendre accessibles et traiter de manière simple les problèmes d’usage complexes.
Cela a l’air un peu barbare présenté de la sorte, mais c’est assez simple en réalité. On pourrait dire que maintenant que tous les objets sont interconnectés – comprendre que techniquement tous les obstacles sont levés, les problèmes résolus, les solutions standardisées – le challenge à relever est celui de l’équation qui unit collecte, analyse des données et prédictions (predictive pour les intimes). Et Florian Splendido, Practice Leader IoT chez SQLI, de nous préciser tout net que l’enjeu de l’IoT est bel et bien la maîtrise de la data : « nous sommes passés du M2M où le barycentre de la valeur était sur l’intégration avec les objets (la communication) à l’IoT où la valeur s’est réorientée vers la donnée ».
Alors qu’aujourd’hui les entreprises/organisations sont capables d’utiliser des capteurs en tous genres (température, force, pression, géolocalisation, humeur, …) et de les relier à leur système d’information, les quatre principales complexités sont 1/ la gestion du hardware,  2/ la gestion du réseau, 3/ la collecte des données, et  4/ le traitement & la valorisation des données.
Soyons concrets. A présent que l’on peut géolocaliser les véhicules par exemple, quand et comment faut-il enregistrer leur localisation ? Pour quoi faire ? Et dans quel(s) but(s) ?

bthomas dej iot

Heureux qui comme Benjamin Thomas, Consultant Innovation du LAB SQLI, comprend qu’appréhender les enjeux des IoT, c’est avant tout reconnaître le bouleversement par le digital des modèles économiques.

Avec son phrasé tout personnel et son regard incisif, Benjamin s’explique. Vivre émet de la donnée. Ainsi que conduire. Ce qui en soit n’est pas très intéressant, il faut bien en convenir. Mais de nombreux cas d’usages des objets connectés dans le domaine de l’e-santé et dans les métiers dont l’économie est connexe au monde de l’automobile (transporteurs, loueurs, assurances, …), illustrent le changement de paradigme qui définit notre époque digitale et permettent d’entrevoir toute la nouvelle valeur liée à la collecte de la donnée. Ainsi par exemple, dès lors que la voiture connectée permet de déterminer le comportement au volant du conducteur, c’est tout le métier de l’assurance automobile qui se transforme. Demain être un bon assureur consistera à être l’acteur qui produit le meilleur algorithme de profiling des conducteurs, ou, via les objets wearable de santé, celui des personnes à l’hygiène de vie irréprochable, et non plus celui qui évalue le mieux les risques.
Retrouvez les analyses de Benjamin Thomas sur le blog du LAB SQLI.

Heureux qui comme Antoine Ruff, Subject Matter Expert, Data & Analytics, SQLI, s’interroge sur les usage des données de l’IoT à des fins marketing et commerciales. Et si le offline devenait le premier producteur de données ? Peut-on imaginer la possibilité de « cookiefier » le monde réel ?
Ce qui fait la force du web, c’est le cookie, qui nous suit à la trace tout au long de notre parcours, permettant de reconstituer notre customer journey, et qui permet par ailleurs de personnaliser notre experience. Qu’adviendrait-il s’il était possible de “cookiefier” le monde réel ?
Remémorons nous une scène culte du film Minority Report, lorsque Tom Cruise rentre dans le magasin du futur, et que la boutique de manière autonome le reconnait en scannant sa rétine. Cela fait peur ou rêver, et reproduire cette identification aujourd’hui paraît très compliquée. Mais en réalité, elle ne l’est pas. On peut très facilement reconnaitre le consommateur via son smartphone. Plus concrètement via la Mac Address de son smartphone. Exit la science fiction et bienvenue dans l’ère du WIFI marketing.
Vous souhaitez tester le Wifi marketing ? Contactez Antoine Ruff.

Heureux qui comme Pierre Riverti, Senior Account Representative – IBM Software Group, tire bénéfice des objets connectés pour anticiper les pannes et défauts de fabrication en modélisant les fonctionnements et processus grâce à l’analyse prédictive appliquée à la maintenance industrielle.
Et Pierre de nous présenter l’emblématique cas de ce constructeur industriel qui de fabricant de moteurs d’avions s’est réinventé en fournisseur de service, passant d’un modèle de vente à un modèle de location. En effet, en mettant en place une maintenance prédictive efficace, c’est-à-dire en créant un modèle permettant de détecter (par l’analyse et le croisement des données d’objets connectés avec d’autres types de données) avec certitude les pannes à venir avant qu’elles ne surviennent, Pratt-Whitney a considérablement réduit ses coûts de maintenance lui permettant consécutivement de changer de modèle économique. Aujourd’hui il ne vend plus ses moteurs mais les loue. L’évolution est considérable.
Vous souhaitez découvrir les fonctionnalités de PMQ, solution de IBM pour la maintenance prédictive ? Contactez Joël Flambard, Directeur Commercial Industrie Lyon.

Heureux qui comme Pierre-Olivier Bessol, Fondateur et CEO d’Ubigreen, sait exploiter les données pour la performance énergétique des bâtiments.
Traiter de manière efficace cette problématique par les objets connectés (collecte et analyse), c’est s’exposer à 10% à 20% d’économie d’énergie.
En utilisant le machine learning, la solution Ubigreen tire tous les bénéfices induits par la convergence entre objets connectés qui collectent des données et les algorithmes qui mesurent les écarts entre consommation effective et consommation attendue liée à un profil. Grâce au machine learning, aujourd’hui les alertes de la solution Ubigreen sont déclenchées par des profils de consommation.

Enfin, heureux qui comme vous et nous prolongent les discussions. Evidemment, la capitale des Gaules eut été dépouillée d’une partie de son identité si toute cette nourriture de l’esprit n’eut été accompagnée de quelques nectars et libations joyeuses.

Et pour aller plus loin, téléchargez notre PowerBook sur les valeurs et usages des objets connectés.
Les objets connectés sont porteurs d’une promesse de (re-)connexion complètement universelle, et donc totalement transposable de l’univers des particuliers au monde de l’économie et de l’entreprise. Ce phénomène se produit aujourd’hui et sa description est l’objet de ce PowerBook.

En vous présentant l’avènement des objets connectés et des usages dans les secteurs de la santé, de la banque, de l’assurance, nous ne vous promettons pas le paradis, mais bel et bien l’accès pour vos organisations à l’au-delà numérique, réel et digital. Une première entrée vers ce monde aux apparences virtuelles et immatérielles, mais déjà concrètement présent dans notre quotidien temporel et matériel.
Un tour d’horizon illustré, focalisé sur des dispositifs opérationnels qui apportent des gains en terme d’expérience client et une meilleure gestion des coûts, des risques et de la sécurité en entreprise. Des chiffres clés, des usages par secteur, des éclairages sur les applications de productivité et de maintenance des matériels de l’entreprise.

Bref, vous découvrirez dans ce PowerBook des dispositifs existants basés sur les objets connectés :

  • Montre connectée
  • Maisons sécurisées et intelligentes
  • Santé connectée
  • Voiture connectée
  • Banques et assureurs, pionniers avec les concepts d’objets connectés
  • L’entreprise connectée

Et pour toute question relative à vos projets IoT, contactez Olivier Eyraud, Practice leader Mobilité et objets connectés, SQLI.

 

Auteur : Jonathan Pitcher, Directeur de la stratégie marketing, SQLI

Retrouvez cet article sur  SQLI Enterprise

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