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Retour sur la conférence ESRI SIG 2016

Les 5 et 6 octobre se tenait à Versailles, la conférence SIG 2016, orchestrée par l’éditeur ESRI France. Cette grande messe du SIG permet à ses acteurs de se tenir informés des avancés technologiques de l’éditeur ESRI.
ESRI, présent partout dans le monde, nous propose de nombreux outils axés autour de la même logique : associer des cartes et des données.

La première journée est traditionnellement orientée vers les produits et les témoignages sur l’utilisation de la géomatique, en particulier avec les produits ESRI. La deuxième journée est consacrée à la technique, produits et langages.

Décryptage de ces 2 journées et des conférences qui nous ont marquées.

Une première journée dédiée aux discours et témoignages

Dès notre arrivée, nous constatons avec plaisir qu’il y a encore une fois beaucoup de monde à cette conférence.

La première journée est orientée plénière et grands discours, avec l’incontournable discours de Rony Gal, Président Directeur Général ESRI France.

sig-2017

Après de rapides démonstrations des possibilités des dernières versions des produits, ce fut le tour des grands témoins et, en particulier, le Général de corps d’armée Christophe Gomart de la Direction des Renseignements Militaire, qui nous a fait une très intéressante démonstration de l’utilisation de la cartographie dans le domaine militaire.
Nous étions deux à vouloir nous engager à la fin de cette superbe présentation ! Un très grand bravo c’était, selon nous, la présentation à ne pas manquer cette année tant pour la curiosité personnelle que pour l’aspect technique.

christophe-gomart-sig

Dans l’après midi, suite des discours, et participation des grands témoins. Fréderic Renaut du groupe SAUR, a commencé par nous décrire sa magnifique chemise carto avant de nous parler de la cartographie au sein de cette société, comme un outil primordial autour duquel tout gravite.

frederic-renaut-sig

Puis Kimberly Roberson, de l’UNHCR, nous a démontré l’importance de la cartographie pour la localisation des camps de réfugiés et l’observation des mouvements de population. En quelques exemples illustrés par des cartes conçues par ses soins, elle nous a fait toucher du doigt la complexité de son métier si loin de nos préoccupations techniques.

carte-sig-2016

S’en est suivie l’intervention de Daniel Cohn-Bendit, dont le discours très politique, nous a laissé perplexes car bien trop éloigné de la raison de notre présence à la conférence ESRI 2016 : le SIG.

En fin d’après midi, les premières conférences techniques ont enfin démarré.

 L’actualité d’ArcGIS for Desktop / ArcGIS Pro

Le service de fond de plan France Raster 2017 utilisera désormais les tuiles vectorielles. Le mécanisme de cache sera donc opérationnel, et une accélération significative sera la bienvenue. C’est selon nous une très belle avancée destinée à se généraliser et à faciliter la personnalisation de nos fonds de plan.

Dataviz, le programme d’analyse et d’affichage de statistique passera quant à lui à la 3D, et même, à la 3D animée.

Il nous a été fait une présentation d’un nouveau produit ESRI, Insight. Ce produit permet une analyse et un rendu de ces analyses, et en particulier pour le Big Data. Son interface est simple, et tout est basé sur du « Dragg & Drop ». Sa simplicité d’utilisation est redoutable. Que devient Dataviz ?

On nous annonce aussi, la sortie d’ArcGIS Server 10.5 prochainement (décembre théoriquement), et la mise à jour de la version 10.4 vers la 10.4.1.

Une version ArcGIS Pro, la 1.3, est sortie récemment. Pour rappel, ArcGIS Pro est la fusion d’ArcMap, ArcScene, ArcGlobe et City Engine. Elle ne contient pas toutes les fonctionnalité d’ArcMap, mais s’en rapproche.

Les nouveautés du Web AppBuilder for ArcGIS

Web App Builder est la solution ESRI pour créer rapidement une application web SIG « sans coder » : choisissez une interface parmi les modèles, sélectionnez vos modules et c’est parti !

Si le fonctionnement du Web AppBuilder reste inchangé, le nombre de widgets proposés devrait augmenter de façon significative dès la prochaine version.
Il sera toujours possible de développer des interfaces personnalisées et des widgets.

Pour nous, qui sommes spécialisés dans l’intégration de solution SIG personnalisée, le Web AppBuilder permet de répondre uniquement à des besoins simples. Il ne donne pas la possibilité de personnaliser une application sans développement spécifique.

Et vous, pensez-vous utiliser ces outils ?

Automatiser votre SIG Web avec l’API Python ArcGIS

« DevOps », « Continuous Delivery », etc. font partie de nos convictions et sont au cœur de nos préoccupations actuelles. C’est pour cela que nous sommes en train de mettre en place une solution de déploiement automatisé des solutions SIG que nous réalisons chez ISC (SQLI).

Cette présentation était donc pour nous l’une des plus attendues !

Nous sortons de cette présentation très motivés et reviendrons vers vous avec un premier article entièrement consacré au déploiement des applications SIG.

Deuxième journée : la technique sur le devant de la scène

Le jour suivant est consacré uniquement à la technique, nous attendons avec impatience la rencontre avec les experts et les ateliers dédiés à la technique (JS, Mobile, Java, etc.).

L’actualité d’ArcGIS for Server

La version 10.5 d’ArcGIS Server sera connectée au Big Data. En effet, de nouveaux Datastores permettront de ce connecter à des services spécifiques BigData. Il sera aussi possible d’en publier, via ArcGIS Pro. La version 10.5 aura aussi la particularité intéressante de faire du calcul distribué sur une grappe.

ArcGIS Pro continu son évolution, toujours avec plus de 3D, du Big Data, et la possibilité de publier des services (vers AGS 10.5) avec une symbologie adaptative suivant le niveau de zoom. Ce qui évite la multiplicité des couches avec des symbologies différentes. La version 1.3 doit sortir prochainement.

On notera une forte évolution des outils de topologie de réseaux. Par exemple, sur un réseau d’eau potable, il est très simple de rajouter un branchement, grâce à une pile de modificateur définie par l’utilisateur. Cette pile indique : le découpage de la ligne, mise en place du raccord, mise en place d’une vanne, etc… Pour tout ce qui est réseau, c’est un outil très intéressant.

Il est maintenant possible de faire des vidéo 3D, grâce à un outil spécifique, de manière très conviviale et très facile.

Une synchronisation entre les vues 2D/3D est maintenant possible.

Les tuiles vectoriels sont maintenant utilisables sur ArcGIS OnLine. Elles sont importées dans les projets AGOL. Ces tuiles ne sont pas figées quant à leurs représentations. La symbologie peut être modifiée en éditant un fichier JSON.

Une nouvelle API Python a été ajoutée, complémentaire à ArcPy, et permettant de gérer les données cartographiques AGOL et Portal. Un gestionnaire de package a aussi été ajouté, CONDA. Un autre outil, Jupyter, permet d’exécuter des scripts Python avec un rendu graphique (carte, diagramme,…).

Autres informations

Ces tickets de support sont directement accessibles sur le site d’ESRI.

Un système de gestion de licence flottante a été créé par ESRI. Une licence peut être nominative, et peut donc agir sur n’importe quel support : desktop, portable, tablette… Il est possible de passer d’un système de licence vers un autre. Une limite semble être donnée à un changement par an.

Nouveautés sur l’ArcGIS 10.5

Cette conférence nous a apporté son lot de nouveautés telles que :

  • Amélioration des tuiles vectorielles, qui étaient déjà disponibles sur la version 10.4. Une fois le service publié, pas de modification possible. Sauf sur ArcGIS Online.
  • Création des GeoEvents Processors :
  • Stream Services -> Partage de service
  • Big Data Stores -> Récupération d’analyses à grandes échelles
  • Publication de service GeoEvent
  • Big Data Share avec calculs distribués
  • Création de nouvelle couche suite au calcul Big Data
  • Plus grand support des services de l’OGC
  • Réplication de serveur Portal.
  • Meilleur intégration de SAML V2 pour l’authentification.

Avec ces nouveautés, ESRI ouvre la porte à la récolte massive de données. Les applications ArcGIS seront alors capables de les projeter sur une carte pour en faciliter la compréhension. On peut alors se poser la question du respect de la vie privée : sera t-il impacté ?

Rendez-vous Expert

Nous avions pris rendez vous avec des experts, Safouane Jguirim et Sébastien Boutard qui avait assuré la présentation de la veille sur l’utilisation du Python, afin de leur soumettre 2 questions.

La première concernait l’industrialisation, et les méthodes de livraisons. Apparemment, nous sommes les seuls à nous poser la question. Donc pas vraiment de réponse.
Nous comptons donc sur le travail effectué pendant nos ateliers SIG chez SQLI.

La deuxième concernait les outils de réseaux humides, les « Waters Utilities ». L’utilisation et l’application sur nos prochaines avant ventes. Après discussion et démonstration, il semble que ces outils soit assez aboutis pour pouvoir être proposés comme alternative à des logiciels spécifiques existant dans ce domaine, et de ce fait, répondre à des appels d’offre.

Atelier

Nous avons raté l’atelier Web AppBuilder. Mal indiqué, nous sommes arrivés en retard, et notre place fut réattribuée à une autre équipe…

Pour le reste de la journée, nous avons privilégié les ateliers « Talking code ».

Les salles était pleines ! Les sujets intéressent beaucoup !

API JS version 4

Pour l’API Javascript 4, pas de nouveautés. L’API est encore incomplète par rapport à la version 3. L’ajout de symbole 3D VRML est abandonné, au profit d’un format interne ESRI.
En résumé, les projets complexes doivent utiliser la version 3 qui a toujours une longueur d’avance sur la version 4. Les projets qui embarquent de la 3D devront impérativement utiliser l’API JS v4.

projets-3d

Nous pensions que l’API aurait davantage évolué par rapport à la précédente conférence. Nous sommes donc un peu déçus.

Développement Windows

Pour le runtime Quartz, le projet avance et semble intéressant avec un développement Xamarin, dans le cadre du multi plateforme. Sur le même sujet, QT semble être aussi une plateforme alternative intéressante.

Le développement d’une application (simple) semble être réellement aisé. Peu de code et beaucoup de XML.

Conclusion

Il ressort de cette conférence que peu d’avancées significatives ont été faites sur les API de développement Javascript 4 et sur le runtime Quartz. Les produits comme ArcMap évoluent peu, contrairement à ArcGIS Pro. Les grandes nouveautés ont plus porté sur le Big Data et l’analyse de ces données Big Data. Le nouveau produit, Insight, permettra entre autre, de pouvoir organiser et analyser toutes ces données.

Des nouveautés intéressantes ont été apportées au serveur ArcGIS, mais celles-ci ne nous sont pas d’une grande utilité dans le cadre des affaires en cours. Les caches vectoriels ne sont pas utilisés, et le Big Data n’est pas à l’ordre du jour.

En ce qui concerne l’API JS V4, nous continuerons à palier aux manques en développant nos propres solutions.

Dans le cadre de nos projets, les nouveautés n’ont aucun impact sur ceux en cours.

En conclusion, cette conférence nous a laissé un peu sur notre faim par manque de réelles nouveautés ou d’annonces inédites. Peut être aurons nous des surprises l’année prochaine…

 

Auteurs : Stephane Lagrange et Pascal Conrad, Ingénieurs Conception et Développement, SQLI – ISC France.

Photos : Vincent Krieger

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