La blockchain en pratique : un carnet d’entretien digital à destination des constructeurs auto - Partie 2 -

4 – Voir la blockchain pour la démystifier

Il est une certitude pour quiconque suit la blockchain sur le terrain : les innombrables conférences et articles de vulgarisation disponibles en ligne n’ont pas suffi à en diffuser une image tangible. Une technologie blockchain particulière est souvent décrite en la comparant aux autres technologies, mais les fondamentaux manquent – au bout d’un moment, si j’affiche un bloc ou une transaction sur mon écran, à quoi cela ressemble-t-il ?! Dans l’univers de la blockchain où les informations apparaissent rarement en clair mais souvent hachées sous une forme hexadécimale, il n’est pas évident de s’y retrouver.

En investissant ses compétences en data science au sein du projet, SQLI a permis de rendre intelligible le contenu de la blockchain, et d’en extraire des informations de première importance quant à son futur usage en production et aux enjeux de gouvernance de la blockchain par les membres du consortium.

Le dashboard final, à destination des membres du consortium, se compose de deux volets indépendants.

 

* Le premier, dit « générique », affiche des informations sur les éléments clefs de la blockchain en tant que support technologique (contenu des transactions, liste des comptes, mineurs, …) et valable quel que soit le cas d’usage. D’un point de vue administration système, les indicateurs permettent de suivre l’état de santé de la blockchain, en surveillant par exemple la distribution du temps de validation des derniers blocs, ou le nombre d’adresses actives. Les informations affichées sont bien sûr les mêmes pour tous les partenaires. D’un point de gouvernance, il est possible de mesurer l’apport de tous les membres du consortium en termes de validation des blocs, donc en ressources informatiques et financières déployées, ainsi que leur taux d’usage des carnets d’entretien : en somme, le rapport entre ce que chacun coûte au service et ce qu’il y investit, et ce uniquement à partir des données de la blockchain – sans triche possible donc.

 

* Le deuxième volet est orienté métier, et expose des indicateurs spécifiques au cas d’usage – ici sur le contenu des carnets d’entretien. Contrairement au volet générique, il est spécifique à chaque partenaire, et ne donne accès qu’aux seules informations qui le concernent, c’est-à-dire en fait seulement les informations qu’il peut décrypter et afficher en clair : PSA par exemple n’a accès qu’au seul contenu des carnets d’entretien qu’il a lui-même déployés, pas à ceux déployés par les autres constructeurs.

 

La transparence contrôlée à la base de toute application consortium de la blockchain

Cette preuve de concept a confirmé qu’il était possible de respecter l’esprit de transparence de la blockchain pour en préserver les intérêts, tout en la contrôlant pour prévenir les fuites d’informations confidentielles dans le cadre d’un consortium d’entreprises.

Ce travail a bénéficié d’une aide de l’Etat au titre du programme d’Investissements d’avenir dans le cadre de l’Institut de Recherche Technologique SystemX.

 

Hugo Levard

Data Scientist, SQLI

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